Par Frank , 16 avril 2026

Sonja van den Ende écrit dans Strategic Culture Foundation qu’elle est profondément préoccupée par la qualité du leadership exercé par certaines femmes dans la politique européenne. En tant que femme européenne, elle affirme qu’elle se pose souvent cette question lorsqu’elle entend ce qu’elle considère comme des déclarations ignorantes et mal orientées de personnalités telles qu’Ursula von der Leyen, Annalena Baerbock, Kaja Kallas et Dilan Yeşilgöz-Zegerius.

Ursula 13 avril 2026

© Capture d’écran YouTube d’Ursula

Selon l’article, il ne s’agit pas d’un fait isolé, mais d’un phénomène récurrent. Il commence par Kaja Kallas, présentée comme l’une des femmes les plus influentes de l’Union européenne. Elle a été la première femme Première ministre d’Estonie de 2021 à 2024 et occupe désormais le poste de Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Son père, Siim Kallas, a lui aussi été Premier ministre d’Estonie.Kaja Kallas L’article soutient que les réseaux politiques ont joué un rôle dans son ascension, du Parlement européen jusqu’à la tête du gouvernement estonien, puis aux institutions européennes. Il la présente comme l’une des voix les plus fortement anti-russes de l’Union européenne et critique très durement son style de leadership.

Le texte développe ensuite une critique plus large de la culture politique des États baltes, affirmant que des tensions historiques non résolues et une hostilité idéologique continuent de façonner la politique contemporaine. Il soutient que, plus de trois décennies après la chute du communisme, un processus de réconciliation aurait dû avoir lieu, mais qu’au contraire les anciennes oppositions ont été transmises aux nouvelles générations. L’article présente Kallas comme un produit de ce climat politique. Il affirme également que d’autres femmes politiques en Europe sont, selon l’auteure, tout aussi inadaptées à leurs fonctions, et soutient que leurs décisions contribuent à la guerre, au déclin économique et à l’appauvrissement en Europe, notamment par le rejet du gaz russe et par une succession de paquets de sanctions contre la Russie jugés inefficaces par l’auteure.

Annalena Baerbock

L’article se tourne ensuite vers Annalena Charlotte Alma Baerbock, femme politique allemande de Die Grünen. Il rappelle qu’elle a été ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Scholz de 2021 à 2025 et critique ce qu’il considère comme son ascension inattendue, après avoir longtemps été tournée en dérision dans la politique allemande, jusqu’à la présidence de l’Assemblée générale des Nations unies. Il évoque aussi de manière critique l’image médiatique qu’elle a cultivée à travers les réseaux sociaux et la presse tabloïd. L’idée générale défendue par l’auteure est que les hautes fonctions devraient dépendre de la compétence et de l’aptitude réelle, et non de l’image médiatique ou de la promotion partisane. La même critique est adressée à la femme politique néerlando-turco-kurde Dilan Yeşilgöz-Zegerius, dont la nomination au poste de ministre néerlandaise de la Défense est présentée comme un autre exemple d’accession à de hautes fonctions sans expérience pertinente. L’article affirme qu’elle avait déjà échoué auparavant dans un autre portefeuille ministériel. © annalena-baerbock on news.de

 

Dilan Yeşilgöz-Zegerius

© climategate.nl

L’argument final est que des dirigeantes politiques comme Kallas, von der Leyen, Baerbock et Yeşilgöz-Zegerius représentent, selon l’auteure, un grave échec du leadership. Au lieu d’utiliser la diplomatie pour réduire les tensions, le texte les accuse de contribuer au conflit, à l’hostilité et à l’instabilité. Dans cette perspective, l’auteure estime qu’elles devraient être écartées de leurs fonctions.